Pucerons : les reconnaître et en débarrasser vos plantes

Les pucerons sont de petits insectes de un à trois millimètres, verts, noirs, gris, jaunes ou roses, qui vivent en colonies et aspirent la sève des plantes. Ils sont partout au printemps, au jardin comme sur le balcon, et s’invitent aussi à l’intérieur. Leur force : ils se multiplient très vite. Leur faiblesse : ils ont le corps mou et se traitent facilement s’ils sont repérés tôt.

Les reconnaître

  • Des colonies serrées sur les jeunes pousses, les boutons floraux et sous les feuilles.
  • Des feuilles enroulées ou déformées, des pousses qui se recroquevillent.
  • Un dépôt collant sur les feuilles et le sol : le miellat, le sucre rejeté par les pucerons. Il attire les fourmis et fait pousser la fumagine, une moisissure noire.
  • Des fourmis qui montent et descendent la tige : elles « élèvent » les pucerons pour leur miellat. Leur présence est souvent le premier indice.

Rosiers, hibiscus, lauriers-roses, agrumes, fèves, et à l’intérieur les plantes fleuries et les jeunes pousses tendres sont leurs cibles préférées.

S’en débarrasser, étape par étape

  1. Retirez le gros de la colonie : un jet d’eau, ou les doigts protégés par des gants de nettoyage, sur les pousses les plus touchées. Coupez une pousse très envahie.
  2. Pulvérisez du savon noir pour plantes, prêt à l’emploi, sur les colonies, en insistant sous les feuilles et sur les jeunes pousses. Le savon agit par contact : il doit toucher les insectes.
  3. Traitez en fin de journée, jamais en plein soleil.
  4. Recommencez tous les cinq à sept jours pendant trois semaines : de nouvelles générations naissent sans cesse.
  5. Nettoyez le miellat resté sur les feuilles, avec un chiffon humide, pour éviter la fumagine.

Les éviter

  • Pas d’excès d’engrais azoté : il donne des pousses tendres et gorgées de sève, dont les pucerons raffolent. Préférez un engrais doux, comme notre engrais racinaire au thé de compost, à la bonne dose.
  • Inspectez les jeunes pousses chaque semaine au printemps.
  • Nettoyez le feuillage une fois par mois au savon noir : c’est le geste de prévention le plus simple.
  • Au jardin, laissez faire les alliés : coccinelles, syrphes et mésanges mangent des pucerons par centaines.

Questions fréquentes

Les pucerons tuent-ils une plante ?
Rarement une plante adulte, mais ils l’affaiblissent, déforment ses pousses et peuvent transmettre des virus. Mieux vaut agir dès la première colonie.

Et le liquide vaisselle ?
Il contient des parfums, des colorants et des agents qui peuvent marquer les feuilles. Un savon noir préparé pour les plantes est plus sûr. Voir savon noir : usages et précautions.

Que faire des fourmis ?
Traitez les pucerons : sans miellat, les fourmis s’en vont d’elles-mêmes.

Besoin d’un avis ?

Envoyez une photo de votre plante au Docteur Plantes : la plante entière, une feuille de près (dessus et dessous) et la surface de la terre. Le diagnostic est gratuit. Vous pouvez aussi passer à l’atelier, 6 rue Zemmour, quartier Aviation, à Rabat.

Mouches blanches (aleurodes) : que faire sur vos plantes ?

Vous touchez la plante et un petit nuage blanc s’envole, avant de se reposer aussitôt sous les feuilles : ce sont des aleurodes, qu’on appelle mouches blanches. Ces insectes d’un à deux millimètres, aux ailes poudrées de blanc, aspirent la sève sous les feuilles. Ils aiment la chaleur, ce qui les rend fréquents au Maroc, dans les potagers comme dans les intérieurs.

Les reconnaître

  • Les adultes : de minuscules mouches blanches qui s’envolent quand on bouge la plante.
  • Les larves : de petites écailles plates, translucides ou verdâtres, immobiles sous les feuilles. On les prend souvent pour des taches.
  • Le miellat : des feuilles collantes, puis noircies par la fumagine.
  • Des feuilles qui pâlissent et jaunissent par plaques.

Tomates, aubergines, agrumes, hibiscus, lantanas, poinsettias et, à l’intérieur, les plantes à feuilles tendres sont leurs cibles préférées.

S’en débarrasser

  1. Isolez la plante si elle est en pot : les adultes volent d’une plante à l’autre.
  2. Piégez les adultes avec des pièges collants jaunes, qui les attirent. Ils servent aussi à voir si l’infestation recule.
  3. Pulvérisez du savon noir pour plantes, prêt à l’emploi, sous les feuilles surtout : c’est là que vivent les larves, que le savon atteint par contact. Traitez tôt le matin ou en fin de journée : les adultes sont alors plus lents.
  4. Recommencez tous les cinq à sept jours pendant trois à quatre semaines : les œufs, protégés, éclosent en plusieurs fois.
  5. Retirez les feuilles très atteintes, couvertes de larves.

Les éviter

  • Inspectez le dessous des feuilles des plantes nouvelles avant de les installer.
  • Aérez : les aleurodes aiment l’air chaud et confiné.
  • Nettoyez le feuillage une fois par mois au savon noir, dessus et dessous.
  • Ne forcez pas l’engrais : une plante nourrie avec mesure, comme avec notre engrais racinaire au thé de compost, fait des tissus moins tendres.

Questions fréquentes

Pourquoi reviennent-elles toujours ?
Parce que seules les larves et les adultes touchés meurent : les œufs survivent. La régularité des pulvérisations fait tout.

Peut-on traiter les tomates du balcon ?
Oui, en fin de journée, en rinçant les fruits avant de les manger.

Voir aussi : la fumagine, les pucerons et les cochenilles.

Besoin d’un avis ?

Envoyez une photo de votre plante au Docteur Plantes : la plante entière, une feuille de près (dessus et dessous) et la surface de la terre. Le diagnostic est gratuit. Vous pouvez aussi passer à l’atelier, 6 rue Zemmour, quartier Aviation, à Rabat.

Fumagine : le dépôt noir sur les feuilles, et comment l’enlever

Les feuilles de votre citronnier, de votre laurier-rose ou de votre Ficus se couvrent d’une pellicule noire, comme de la suie, qui part en partie sous le doigt ? C’est la fumagine. Ce n’est pas une maladie qui attaque la plante de l’intérieur, mais des champignons qui se développent à la surface des feuilles, sur un dépôt sucré : le miellat.

D’où elle vient

Le miellat est rejeté par les insectes qui aspirent la sève : pucerons, cochenilles, aleurodes. Il colle aux feuilles, et les champignons de la fumagine s’en nourrissent. Autrement dit : pas de fumagine sans insectes. La traiter sans chercher les insectes, c’est la voir revenir dans trois semaines.

Pourquoi s’en occuper

La pellicule noire fait écran à la lumière : la feuille fait moins de photosynthèse, la plante s’affaiblit, et une plante faible attire davantage les ravageurs. Sur les agrumes, les fruits se salissent aussi. Le dépôt est surtout le signe que des insectes sont installés.

La nettoyer et traiter la cause

  1. Trouvez les insectes : retournez les feuilles, regardez les tiges et l’aisselle des feuilles. Petites coques ou amas cotonneux : des cochenilles. Colonies sur les pousses : des pucerons. Nuage blanc qui s’envole : des aleurodes.
  2. Pulvérisez du savon noir pour plantes, prêt à l’emploi, sur tout le feuillage. Il ramollit le dépôt et agit par contact sur les insectes.
  3. Essuyez les feuilles avec des gants de nettoyage ou un chiffon doux humide, en soutenant chaque feuille de l’autre main. La fumagine part sans frotter fort.
  4. Recommencez tous les cinq à sept jours pendant trois à quatre semaines, le temps de venir à bout des insectes.
  5. Rincez les petites plantes sous la douche, en protégeant la terre.

L’empêcher de revenir

  • Nettoyez le feuillage une fois par mois au savon noir : le miellat n’a pas le temps de s’accumuler.
  • Surveillez les fourmis qui montent le long des troncs : elles signalent souvent pucerons ou cochenilles.
  • Gardez des plantes vigoureuses : bonne lumière, arrosage adapté, et une nutrition douce avec notre engrais racinaire au thé de compost pendant la croissance.

Questions fréquentes

La fumagine est-elle contagieuse ?
Elle suit les insectes : c’est eux qui passent d’une plante à l’autre.

Faut-il couper les feuilles noircies ?
Non : nettoyées, elles retrouvent leur rôle. Ne retirez que celles qui sont abîmées.

Besoin d’un avis ?

Envoyez une photo de votre plante au Docteur Plantes : la plante entière, une feuille de près (dessus et dessous) et la surface de la terre. Le diagnostic est gratuit. Vous pouvez aussi passer à l’atelier, 6 rue Zemmour, quartier Aviation, à Rabat.

Feuilles jaunes : pourquoi ma plante jaunit, et que faire

Des feuilles jaunes, c’est le symptôme le plus fréquent chez les plantes d’intérieur, et le plus mal soigné. Le réflexe est d’arroser davantage ou d’ajouter de l’engrais ; dans la majorité des cas, c’est exactement l’inverse qu’il faut faire. Le jaunissement est un signal : avant d’agir, il faut le lire.

Une seule feuille, ou plusieurs ?

Une vieille feuille du bas qui jaunit lentement, puis sèche, pendant que la plante fait des feuilles neuves : c’est normal. La plante recycle ses vieilles feuilles. Retirez-la quand elle se détache toute seule. En revanche, si plusieurs feuilles jaunissent en même temps, ou si ce sont les jeunes feuilles qui pâlissent, il y a un problème à chercher.

Les causes, de la plus fréquente à la plus rare

1. Trop d’eau

C’est la cause numéro un. Les racines baignent dans un terreau qui ne sèche plus, manquent d’air et commencent à pourrir ; elles n’alimentent plus les feuilles, qui jaunissent, souvent en devenant molles. Enfoncez un doigt dans la terre sur plusieurs centimètres : si elle est humide, n’arrosez plus et videz la soucoupe ou le cache-pot. Si la terre reste détrempée plusieurs jours et sent mauvais, il faut voir les racines.

2. Le manque de lumière

Une plante trop loin de la fenêtre ne peut plus nourrir toutes ses feuilles : elle sacrifie les plus anciennes, et ses nouvelles pousses sont petites et pâles. Rapprochez-la d’une fenêtre, sans soleil direct de midi.

3. Le manque d’eau

Plus rare qu’on ne le croit. Les feuilles jaunissent alors en devenant sèches et cassantes, souvent avec des bords bruns, et la terre est sèche sur toute la hauteur du pot.

4. Le pot trop petit ou le terreau épuisé

Des racines qui sortent par les trous, une eau qui traverse le pot sans être absorbée, une plante qui ne pousse plus au printemps : il est temps de rempoter, dans un substrat frais comme notre Terreau Signature. Vous pouvez aussi venir pour un rempotage à l’atelier.

5. Le froid ou un changement de place

Un courant d’air, une climatisation trop proche, un déménagement : certaines plantes, comme le Ficus, réagissent en jaunissant et en perdant des feuilles. Trouvez-leur une place stable.

6. Les parasites

Un jaunissement piqueté, des feuilles ternes, de fines toiles ou des dépôts collants : regardez sous les feuilles. Voyez nos articles sur les cochenilles, les thrips et les araignées rouges.

Ce qu’il ne faut pas faire

  • Ajouter de l’engrais à une plante qui jaunit par excès d’eau : on brûle des racines déjà abîmées.
  • Changer tout en même temps : déplacer, rempoter, arroser et nourrir le même jour. Changez une seule chose, et observez deux semaines.
  • Couper toutes les feuilles jaunes d’un coup sur une plante affaiblie : laissez-lui celles qui sont encore à moitié vertes.

Besoin d’un avis ?

Envoyez une photo de votre plante au Docteur Plantes : la plante entière, une feuille de près (dessus et dessous) et la surface de la terre. Le diagnostic est gratuit, et vous pouvez aussi passer à l’atelier, 6 rue Zemmour, quartier Aviation, à Rabat, du mardi au samedi de 10h à 18h.

Cochenilles : les reconnaître et s’en débarrasser

Les cochenilles sont de petits insectes piqueurs qui se fixent sur les plantes et en aspirent la sève. Elles sont fréquentes au Maroc, sur les plantes d’intérieur comme dans les jardins, et appréciées par la chaleur et l’air sec. Elles ne tuent pas une plante en quelques jours, mais l’affaiblissent peu à peu. La bonne nouvelle : avec de la régularité, on s’en débarrasse sans produit chimique.

Les reconnaître

Les cochenilles farineuses

Ce sont de petits amas blancs et cotonneux, comme de la farine ou de la ouate, logés à l’aisselle des feuilles, sous les feuilles, le long des nervures, et parfois sur les racines. On les trouve souvent sur les Monstera, les Ficus, les plantes grasses et les cactus.

Les cochenilles à bouclier

Ce sont de petites coques brunes, beiges ou grises, plates ou bombées, collées aux tiges et sous les feuilles. On les prend souvent pour une partie de la plante. Grattez avec l’ongle : si la coque se détache, c’est une cochenille.

Les signes qui ne trompent pas

  • Des feuilles et un sol collants : c’est le miellat, le sucre rejeté par les cochenilles.
  • Une poussière noire sur les feuilles : la fumagine, un champignon qui se développe sur le miellat.
  • Des feuilles qui jaunissent et une plante qui ne pousse plus.

S’en débarrasser, étape par étape

  1. Isolez la plante : les cochenilles passent facilement d’une plante à l’autre.
  2. Retirez-les à la main : un coton-tige imbibé d’eau savonneuse ou d’alcool à 70° pour les farineuses, l’ongle ou une vieille brosse à dents pour les boucliers. Coupez les parties très infestées.
  3. Nettoyez le feuillage, dessus et dessous, avec des gants de nettoyage ou un chiffon humide, et rincez la plante sous la douche si sa taille le permet.
  4. Pulvérisez du savon noir, prêt à l’emploi, sur toute la plante, en insistant sous les feuilles et à l’aisselle des tiges. Le savon agit par contact : il faut toucher les insectes.
  5. Recommencez tous les cinq à sept jours pendant au moins un mois : les œufs, protégés, éclosent en plusieurs fois.

Les éviter

  • Inspectez toute nouvelle plante avant de la mettre avec les autres.
  • Dépoussiérez régulièrement les feuilles : vous verrez les premières cochenilles tôt.
  • Évitez l’excès d’engrais azoté, qui donne des pousses tendres qu’elles adorent.

Questions fréquentes

Les cochenilles sont-elles dangereuses pour l’homme ou les animaux ?
Non, elles ne s’attaquent qu’aux plantes.

Faut-il jeter la plante ?
Rarement. Seule une plante très envahie, déjà affaiblie, ne vaut parfois plus le combat. Dans le doute, demandez-nous.

Besoin d’un avis ?

Envoyez une photo de votre plante au Docteur Plantes : la plante entière, une feuille de près (dessus et dessous) et la surface de la terre. Le diagnostic est gratuit, et vous pouvez aussi passer à l’atelier, 6 rue Zemmour, quartier Aviation, à Rabat, du mardi au samedi de 10h à 18h.

Thrips : reconnaître les traces argentées et agir

Les thrips sont de minuscules insectes allongés, de un à deux millimètres, très fréquents dans les cultures marocaines et qui s’invitent volontiers dans nos intérieurs. Ils râpent la surface des feuilles pour en aspirer le contenu. Discrets et rapides, ils se cachent sous les feuilles et dans les jeunes pousses ; on remarque souvent leurs dégâts avant de les voir.

Les reconnaître

  • Des plages argentées ou décolorées sur les feuilles, comme si la surface avait été grattée.
  • De petits points noirs brillants au milieu de ces taches : ce sont leurs déjections.
  • Des jeunes feuilles déformées ou tachées dès leur sortie.
  • Les insectes eux-mêmes : secouez une feuille au-dessus d’une feuille de papier blanc, vous verrez de petits bâtonnets clairs ou sombres bouger.

Les Monstera, les Philodendron, les Anthurium, les Ficus et les plantes fleuries sont parmi leurs cibles préférées.

S’en débarrasser

  1. Isolez la plante : les thrips volent et sautent d’une plante à l’autre.
  2. Douchez le feuillage, dessus et surtout dessous, pour faire tomber un maximum d’insectes. Couvrez la terre pour ne pas les y faire tomber.
  3. Pulvérisez du savon noir, prêt à l’emploi, sur toute la plante, en insistant sous les feuilles et dans le cœur des jeunes pousses.
  4. Répétez tous les quatre à cinq jours pendant trois à quatre semaines : leurs larves se cachent, et une partie du cycle se passe dans la terre.
  5. Grattez et renouvelez la surface de la terre sur un ou deux centimètres, là où se cachent les nymphes.

Des pièges collants bleus ou jaunes, piqués dans le pot, permettent de suivre l’infestation et de savoir quand elle est terminée.

Les éviter

  • Les thrips aiment l’air chaud et sec : brumiser autour des plantes avec un vaporisateur à brume fine les gêne.
  • Inspectez les plantes nouvelles et les bouquets de fleurs coupées, qui les apportent souvent dans la maison.
  • Nettoyez régulièrement le feuillage : vous verrez les premières traces argentées tôt.

Besoin d’un avis ?

Envoyez une photo de votre plante au Docteur Plantes : la plante entière, une feuille de près (dessus et dessous) et la surface de la terre. Le diagnostic est gratuit, et vous pouvez aussi passer à l’atelier, 6 rue Zemmour, quartier Aviation, à Rabat, du mardi au samedi de 10h à 18h.

Araignées rouges : les repérer tôt et sauver vos plantes

L’araignée rouge n’est pas une araignée, mais un acarien minuscule, à peine visible à l’œil nu, souvent de couleur rouge orangé, parfois jaune ou verdâtre. Elle pique les cellules des feuilles pour en aspirer le contenu. Elle adore l’air chaud et sec : l’été à Rabat, le chergui et la climatisation lui offrent des conditions idéales.

La repérer

  • Des feuilles ternes, piquetées d’une multitude de petits points jaunes ou blancs, qui finissent par jaunir ou brunir.
  • De très fines toiles, comme de la soie, sous les feuilles et à l’aisselle des tiges, quand l’infestation est avancée.
  • Un test simple : passez un mouchoir blanc sous une feuille. Des traînées rouges ou brunes : ce sont elles.

Les Alocasia, les Calathea, les Maranta, les Ficus et les palmiers d’intérieur sont parmi leurs cibles préférées.

S’en débarrasser

  1. Isolez la plante.
  2. Douchez abondamment le feuillage, surtout le dessous des feuilles : l’eau fait tomber une grande partie des acariens et détruit leurs toiles.
  3. Essuyez chaque feuille, dessus et dessous, avec des gants de nettoyage ou un chiffon humide.
  4. Pulvérisez du savon noir, prêt à l’emploi, en insistant sous les feuilles.
  5. Répétez tous les quatre à cinq jours pendant trois semaines : un nouveau cycle naît en moins d’une semaine quand il fait chaud.

L’empêcher de revenir

  • Augmentez l’humidité autour des plantes sensibles : brumisez avec un vaporisateur à brume fine, regroupez les plantes, ou posez les pots sur un plateau de billes humides.
  • Éloignez-les des bouches de climatisation et des radiateurs.
  • Inspectez le dessous des feuilles chaque semaine en été : on la traite bien plus facilement au début.

Besoin d’un avis ?

Envoyez une photo de votre plante au Docteur Plantes : la plante entière, une feuille de près (dessus et dessous) et la surface de la terre. Le diagnostic est gratuit, et vous pouvez aussi passer à l’atelier, 6 rue Zemmour, quartier Aviation, à Rabat, du mardi au samedi de 10h à 18h.

Moucherons dans les plantes : les faire disparaître

De petites mouches noires qui volent autour des pots et s’envolent quand on arrose : ce sont des sciarides, qu’on appelle moucherons du terreau. Les adultes sont surtout agaçants ; ce sont leurs larves, de petits vers blancs à tête noire, qui vivent dans la terre humide et se nourrissent de matière organique et parfois de jeunes racines. Bonne nouvelle : ils indiquent presque toujours un excès d’eau, qu’on corrige facilement.

Pourquoi ils apparaissent

  • Une terre qui reste humide en surface en permanence.
  • Un terreau très riche en matière organique, ou un sac de terreau déjà contaminé.
  • Un cache-pot ou une soucoupe où l’eau stagne.

S’en débarrasser

  1. Laissez sécher la surface de la terre sur deux à trois centimètres entre deux arrosages : les larves ne survivent pas dans une terre sèche. C’est la mesure la plus efficace.
  2. Arrosez par la soucoupe : la terre boit par le dessous, et la surface reste sèche. Nos cache-pots à soucoupe-réservoir sont faits pour cela.
  3. Couvrez la surface d’une couche minérale d’un ou deux centimètres, comme de la pouzzolane : les adultes ne peuvent plus y pondre.
  4. Piégez les adultes avec des pièges collants jaunes piqués dans les pots.
  5. Si l’infestation est forte, rempotez dans un substrat neuf et aéré, comme notre Terreau Signature, après avoir retiré l’ancienne terre.

Questions fréquentes

Les moucherons sont-ils dangereux pour la plante ?
Pour une plante adulte en bonne santé, rarement. Pour les semis, les boutures et les plantes déjà affaiblies par l’excès d’eau, les larves peuvent abîmer les racines.

Ce sont des mouches à fruits ?
Non : les mouches à fruits, plus claires, tournent autour de la cuisine et des fruits mûrs. Les moucherons du terreau, noirs et fins, restent près des pots.

Besoin d’un avis ?

Envoyez une photo de votre plante au Docteur Plantes : la plante entière, une feuille de près (dessus et dessous) et la surface de la terre. Le diagnostic est gratuit, et vous pouvez aussi passer à l’atelier, 6 rue Zemmour, quartier Aviation, à Rabat, du mardi au samedi de 10h à 18h.