Savon noir pour les plantes : jardin, potager et balcon au Maroc

Au Maroc, le savon noir est d’abord celui du hammam. Mais au jardin, c’est aussi l’un des gestes les plus anciens et les plus simples pour garder des plantes propres et tenir à distance les petits insectes qui les affaiblissent. À condition de bien l’utiliser : le bon savon, au bon moment, sur les bonnes plantes.

Ce que fait le savon noir sur une plante

Le savon noir agit de deux façons. Il nettoie : il retire la poussière, les dépôts et le miellat collant laissé par les insectes, sur lequel pousse la fumagine, cette moisissure noire qui ternit les feuilles. Et il protège : utilisé régulièrement, il rend le feuillage moins accueillant pour les ravageurs, et il agit par contact sur les insectes au corps mou qu’il touche, comme les pucerons, les cochenilles jeunes, les aleurodes ou les araignées rouges.

Il n’est ni systémique ni rémanent : il n’agit que là où il est pulvérisé, et seulement tant qu’il est humide. C’est ce qui en fait un geste doux, mais c’est aussi pourquoi il faut viser juste et recommencer.

Savon du hammam ou savon pour plantes ?

Le savon noir du hammam est fait pour la peau : épais, très concentré, souvent parfumé ou enrichi. Dilué à l’œil, il donne une solution trop forte ou trop faible, et ses additifs n’ont rien à faire sur une feuille. Un savon noir préparé pour les plantes et prêt à l’emploi évite le dosage approximatif. Le nôtre, le savon noir pour plantes, s’utilise tel quel en vaporisateur de 200 ml : il convient aux plantes en pot, au balcon, à la terrasse et aux petits potagers.

Au jardin : quelles plantes, quels ravageurs ?

  • Rosiers : les pucerons s’installent au printemps sur les jeunes pousses et les boutons. Pulvérisez dès les premières colonies. Voir notre article sur les pucerons.
  • Agrumes en pot (citronnier, oranger, kumquat) : cochenilles, aleurodes et fumagine sont fréquentes. Nettoyez les feuilles collantes et traitez le dessous des feuilles.
  • Laurier-rose et hibiscus : pucerons sur les jeunes tiges, cochenilles le long des branches.
  • Potager de balcon : pucerons sur les fèves et les salades, aleurodes sur les tomates et les aubergines. Rincez les légumes avant de les consommer.
  • Aromatiques (basilic, menthe) : feuillage tendre, faites toujours un essai sur quelques feuilles.

Comment l’utiliser, pas à pas

  1. Agitez le flacon.
  2. Pulvérisez en fin de journée, jamais en plein soleil : les gouttes chauffées brûlent les feuilles. Le soir, vous épargnez aussi les abeilles et les coccinelles, moins actives.
  3. Visez le dessous des feuilles, les jeunes pousses et l’aisselle des tiges : c’est là que se cachent les insectes. Le savon doit les toucher.
  4. En entretien, une fois par mois, pulvérisez puis essuyez avec des gants de nettoyage ou un chiffon doux.
  5. En cas d’insectes installés, laissez agir sans essuyer et recommencez tous les cinq à sept jours pendant trois à quatre semaines : les œufs éclosent en plusieurs fois.

Les précautions

  • Faites un essai sur quelques feuilles d’une plante que vous ne connaissez pas, et attendez un à deux jours.
  • Évitez les feuilles velues (violettes africaines, certaines sauges) et les plantes couvertes d’une pellicule poudrée.
  • Ne traitez pas une plante assoiffée : arrosez la veille.
  • Ne mélangez pas le savon à d’autres produits.
  • Rangez le flacon hors de portée des enfants et des animaux.

Prévenir plutôt que guérir

Une plante bien nourrie et bien placée résiste mieux. Au printemps et en été, nourrissez les plantes en pot avec notre engrais racinaire au thé de compost, et soutenez le feuillage avec notre engrais foliaire aux algues. Le Kit Soin des Plantes réunit ces trois soins. Et surtout, regardez vos plantes de près une fois par semaine : un ravageur repéré tôt se règle en deux pulvérisations.

Questions fréquentes

Le savon noir tue-t-il les insectes utiles ?
Il agit sur les insectes qu’il touche, utiles compris. D’où l’intérêt de viser les colonies plutôt que d’arroser tout le jardin, et de traiter le soir.

Peut-on l’utiliser sur un olivier ?
Oui, contre les cochenilles et la fumagine, sur les jeunes sujets et les oliviers en pot. Sur un grand arbre, demandez-nous conseil.

Où l’acheter à Rabat ?
Notre savon noir est disponible en ligne, avec livraison partout au Maroc, et à l’atelier.

Besoin d’un avis ?

Envoyez une photo de votre plante au Docteur Plantes : la plante entière, une feuille de près (dessus et dessous) et la surface de la terre. Le diagnostic est gratuit. Vous pouvez aussi passer à l’atelier, 6 rue Zemmour, quartier Aviation, à Rabat.

Pucerons : les reconnaître et en débarrasser vos plantes

Les pucerons sont de petits insectes de un à trois millimètres, verts, noirs, gris, jaunes ou roses, qui vivent en colonies et aspirent la sève des plantes. Ils sont partout au printemps, au jardin comme sur le balcon, et s’invitent aussi à l’intérieur. Leur force : ils se multiplient très vite. Leur faiblesse : ils ont le corps mou et se traitent facilement s’ils sont repérés tôt.

Les reconnaître

  • Des colonies serrées sur les jeunes pousses, les boutons floraux et sous les feuilles.
  • Des feuilles enroulées ou déformées, des pousses qui se recroquevillent.
  • Un dépôt collant sur les feuilles et le sol : le miellat, le sucre rejeté par les pucerons. Il attire les fourmis et fait pousser la fumagine, une moisissure noire.
  • Des fourmis qui montent et descendent la tige : elles « élèvent » les pucerons pour leur miellat. Leur présence est souvent le premier indice.

Rosiers, hibiscus, lauriers-roses, agrumes, fèves, et à l’intérieur les plantes fleuries et les jeunes pousses tendres sont leurs cibles préférées.

S’en débarrasser, étape par étape

  1. Retirez le gros de la colonie : un jet d’eau, ou les doigts protégés par des gants de nettoyage, sur les pousses les plus touchées. Coupez une pousse très envahie.
  2. Pulvérisez du savon noir pour plantes, prêt à l’emploi, sur les colonies, en insistant sous les feuilles et sur les jeunes pousses. Le savon agit par contact : il doit toucher les insectes.
  3. Traitez en fin de journée, jamais en plein soleil.
  4. Recommencez tous les cinq à sept jours pendant trois semaines : de nouvelles générations naissent sans cesse.
  5. Nettoyez le miellat resté sur les feuilles, avec un chiffon humide, pour éviter la fumagine.

Les éviter

  • Pas d’excès d’engrais azoté : il donne des pousses tendres et gorgées de sève, dont les pucerons raffolent. Préférez un engrais doux, comme notre engrais racinaire au thé de compost, à la bonne dose.
  • Inspectez les jeunes pousses chaque semaine au printemps.
  • Nettoyez le feuillage une fois par mois au savon noir : c’est le geste de prévention le plus simple.
  • Au jardin, laissez faire les alliés : coccinelles, syrphes et mésanges mangent des pucerons par centaines.

Questions fréquentes

Les pucerons tuent-ils une plante ?
Rarement une plante adulte, mais ils l’affaiblissent, déforment ses pousses et peuvent transmettre des virus. Mieux vaut agir dès la première colonie.

Et le liquide vaisselle ?
Il contient des parfums, des colorants et des agents qui peuvent marquer les feuilles. Un savon noir préparé pour les plantes est plus sûr. Voir savon noir : usages et précautions.

Que faire des fourmis ?
Traitez les pucerons : sans miellat, les fourmis s’en vont d’elles-mêmes.

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Mouches blanches (aleurodes) : que faire sur vos plantes ?

Vous touchez la plante et un petit nuage blanc s’envole, avant de se reposer aussitôt sous les feuilles : ce sont des aleurodes, qu’on appelle mouches blanches. Ces insectes d’un à deux millimètres, aux ailes poudrées de blanc, aspirent la sève sous les feuilles. Ils aiment la chaleur, ce qui les rend fréquents au Maroc, dans les potagers comme dans les intérieurs.

Les reconnaître

  • Les adultes : de minuscules mouches blanches qui s’envolent quand on bouge la plante.
  • Les larves : de petites écailles plates, translucides ou verdâtres, immobiles sous les feuilles. On les prend souvent pour des taches.
  • Le miellat : des feuilles collantes, puis noircies par la fumagine.
  • Des feuilles qui pâlissent et jaunissent par plaques.

Tomates, aubergines, agrumes, hibiscus, lantanas, poinsettias et, à l’intérieur, les plantes à feuilles tendres sont leurs cibles préférées.

S’en débarrasser

  1. Isolez la plante si elle est en pot : les adultes volent d’une plante à l’autre.
  2. Piégez les adultes avec des pièges collants jaunes, qui les attirent. Ils servent aussi à voir si l’infestation recule.
  3. Pulvérisez du savon noir pour plantes, prêt à l’emploi, sous les feuilles surtout : c’est là que vivent les larves, que le savon atteint par contact. Traitez tôt le matin ou en fin de journée : les adultes sont alors plus lents.
  4. Recommencez tous les cinq à sept jours pendant trois à quatre semaines : les œufs, protégés, éclosent en plusieurs fois.
  5. Retirez les feuilles très atteintes, couvertes de larves.

Les éviter

  • Inspectez le dessous des feuilles des plantes nouvelles avant de les installer.
  • Aérez : les aleurodes aiment l’air chaud et confiné.
  • Nettoyez le feuillage une fois par mois au savon noir, dessus et dessous.
  • Ne forcez pas l’engrais : une plante nourrie avec mesure, comme avec notre engrais racinaire au thé de compost, fait des tissus moins tendres.

Questions fréquentes

Pourquoi reviennent-elles toujours ?
Parce que seules les larves et les adultes touchés meurent : les œufs survivent. La régularité des pulvérisations fait tout.

Peut-on traiter les tomates du balcon ?
Oui, en fin de journée, en rinçant les fruits avant de les manger.

Voir aussi : la fumagine, les pucerons et les cochenilles.

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Fumagine : le dépôt noir sur les feuilles, et comment l’enlever

Les feuilles de votre citronnier, de votre laurier-rose ou de votre Ficus se couvrent d’une pellicule noire, comme de la suie, qui part en partie sous le doigt ? C’est la fumagine. Ce n’est pas une maladie qui attaque la plante de l’intérieur, mais des champignons qui se développent à la surface des feuilles, sur un dépôt sucré : le miellat.

D’où elle vient

Le miellat est rejeté par les insectes qui aspirent la sève : pucerons, cochenilles, aleurodes. Il colle aux feuilles, et les champignons de la fumagine s’en nourrissent. Autrement dit : pas de fumagine sans insectes. La traiter sans chercher les insectes, c’est la voir revenir dans trois semaines.

Pourquoi s’en occuper

La pellicule noire fait écran à la lumière : la feuille fait moins de photosynthèse, la plante s’affaiblit, et une plante faible attire davantage les ravageurs. Sur les agrumes, les fruits se salissent aussi. Le dépôt est surtout le signe que des insectes sont installés.

La nettoyer et traiter la cause

  1. Trouvez les insectes : retournez les feuilles, regardez les tiges et l’aisselle des feuilles. Petites coques ou amas cotonneux : des cochenilles. Colonies sur les pousses : des pucerons. Nuage blanc qui s’envole : des aleurodes.
  2. Pulvérisez du savon noir pour plantes, prêt à l’emploi, sur tout le feuillage. Il ramollit le dépôt et agit par contact sur les insectes.
  3. Essuyez les feuilles avec des gants de nettoyage ou un chiffon doux humide, en soutenant chaque feuille de l’autre main. La fumagine part sans frotter fort.
  4. Recommencez tous les cinq à sept jours pendant trois à quatre semaines, le temps de venir à bout des insectes.
  5. Rincez les petites plantes sous la douche, en protégeant la terre.

L’empêcher de revenir

  • Nettoyez le feuillage une fois par mois au savon noir : le miellat n’a pas le temps de s’accumuler.
  • Surveillez les fourmis qui montent le long des troncs : elles signalent souvent pucerons ou cochenilles.
  • Gardez des plantes vigoureuses : bonne lumière, arrosage adapté, et une nutrition douce avec notre engrais racinaire au thé de compost pendant la croissance.

Questions fréquentes

La fumagine est-elle contagieuse ?
Elle suit les insectes : c’est eux qui passent d’une plante à l’autre.

Faut-il couper les feuilles noircies ?
Non : nettoyées, elles retrouvent leur rôle. Ne retirez que celles qui sont abîmées.

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Nettoyer les feuilles de ses plantes : pourquoi, comment, à quelle fréquence

À l’intérieur, une fine poussière se dépose chaque jour sur les feuilles. On ne la voit pas, puis un jour le feuillage paraît terne. Ce voile n’est pas qu’une question d’esthétique : il prive la plante d’une partie de sa lumière. Nettoyer ses plantes est l’un des gestes les plus utiles, et l’un des plus oubliés.

Pourquoi c’est important

  • La lumière : une feuille poussiéreuse capte moins de lumière, et fait donc moins de photosynthèse. À l’intérieur, où la lumière est déjà comptée, c’est une vraie perte.
  • La respiration : la feuille échange de l’air et de l’eau par de minuscules pores, que la poussière encrasse.
  • La prévention : en nettoyant, vous retirez les premiers insectes, et vous regardez chaque feuille de près. C’est souvent ainsi qu’on repère tôt une cochenille ou une araignée rouge.

La méthode, pas à pas

  1. Agitez le flacon de savon noir pour plantes, prêt à l’emploi.
  2. Pulvérisez sur la feuille, dessus et dessous.
  3. Essuyez avec des gants de nettoyage ou un chiffon doux, en soutenant la feuille de l’autre main pour ne pas la casser. Du centre vers la pointe.
  4. Le matin ou en fin de journée, jamais en plein soleil.
  5. Ensuite, si c’est la saison de croissance, vaporisez notre engrais foliaire aux algues : il se dépose mieux sur un feuillage net.

Pour une petite plante, une douche tiède fait aussi l’affaire, en couvrant la terre. Pour les feuilles velues (violettes africaines, certains Begonia), pas d’eau : un pinceau doux et sec.

Ce qu’il vaut mieux éviter

  • Les lustrants en bombe : ils font briller, mais déposent un film qui bouche les pores de la feuille.
  • L’huile, le lait, la bière : ces astuces laissent un dépôt gras ou sucré qui attire la poussière et favorise les moisissures.
  • Le savon du hammam ou le liquide vaisselle : trop concentrés ou parfumés pour une feuille. Voir savon noir : usages et précautions.

À quelle fréquence ?

Une fois par mois en général. Plus souvent près d’une fenêtre ouverte sur la rue, en période de chergui ou dans une pièce poussiéreuse. Les grandes feuilles lisses (Monstera, Ficus, Strelitzia, Philodendron, Alocasia) en profitent le plus.

Une routine complète

Le Kit Soin des Plantes réunit les trois gestes de la routine mensuelle : nettoyer au savon noir, vaporiser l’engrais foliaire, et nourrir au pied avec le thé de compost pendant la croissance. Découvrez aussi la gamme Instant T.

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Ma plante ne pousse plus : manque d’engrais, ou autre chose ?

Votre plante ne fait plus de nouvelles feuilles, ou des feuilles de plus en plus petites ? Le réflexe est d’ajouter de l’engrais. C’est parfois la bonne réponse, mais pas la première à vérifier. Un engrais ne rattrape ni le manque de lumière ni un pot trop petit. Voici l’ordre à suivre.

1. La saison

D’octobre à février, la plupart des plantes d’intérieur ralentissent : les jours raccourcissent, la lumière baisse. Une plante qui ne pousse pas en hiver est normale. Ne la nourrissez pas davantage : elle n’utiliserait pas l’engrais, qui s’accumulerait dans le terreau.

2. La lumière

C’est la cause la plus fréquente. Une plante trop loin de la fenêtre survit, mais ne pousse pas : ses nouvelles feuilles sont petites, ses tiges s’allongent vers la lumière. Rapprochez-la d’une fenêtre lumineuse, sans soleil direct de midi. Voir notre guide de la lumière.

3. Le pot et les racines

Des racines qui sortent par les trous, qui tournent en rond au fond du pot, une eau qui traverse sans être absorbée : la plante n’a plus de place. Rempotez au printemps dans un pot 2 à 4 cm plus large, avec un substrat neuf comme notre Terreau Signature, sans tourbe. Ou confiez-nous le rempotage à l’atelier. Voir comment rempoter.

4. Le terreau épuisé ou tassé

Après un an ou deux, un terreau se tasse, se vide de ses nutriments et se charge du calcaire de l’eau du robinet. Une croûte blanche en surface ou sur le pot en est le signe. Renouvelez la couche du dessus, ou rempotez.

5. Le manque de nourriture

Si la lumière est bonne, le pot à la bonne taille, et que nous sommes entre le printemps et la fin de l’été, alors oui, la plante a probablement faim. Les signes : des feuilles neuves plus petites et plus pâles que les anciennes, une croissance lente.

  • Par les racines : notre engrais racinaire au thé de compost, à diluer, 8 pressions de pompe par litre d’eau, toutes les deux à trois semaines pendant la croissance. Il nourrit aussi la vie du sol, qui nourrit à son tour les racines.
  • Par les feuilles : notre engrais foliaire aux algues, prêt à l’emploi, une vaporisation par mois, comme coup de pouce.

Attendez quatre à six semaines après un rempotage : un terreau neuf contient déjà des nutriments. Et ne forcez jamais la dose : une plante ne pousse pas plus vite avec plus d’engrais, elle brûle ses racines. Voir aussi notre guide des engrais.

Questions fréquentes

Combien de temps avant de voir un résultat ?
Après un changement de lumière ou un apport d’engrais, comptez trois à six semaines pour voir de nouvelles feuilles, au printemps.

Et si les feuilles jaunissent ?
C’est un autre signal : voir feuilles jaunes : que faire.

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Rempoter une orchidée : quand, comment, et dans quel substrat

L’orchidée la plus vendue, le Phalaenopsis, vit dans la nature accrochée aux arbres : ses racines sont à l’air, boivent la pluie, puis sèchent en quelques heures. En pot, tout le secret est de reproduire cela. C’est pourquoi on ne la rempote jamais dans du terreau.

Quand rempoter ?

  • Tous les deux ans environ.
  • Après la floraison, quand la plante fait de nouvelles racines ou de nouvelles feuilles.
  • Quand le substrat se décompose en miettes, reste humide longtemps, ou sent le moisi.
  • Quand des racines brunes et molles apparaissent dans le pot.

Évitez de rempoter une orchidée en pleine floraison : elle risque de perdre ses fleurs.

Le bon substrat

Il doit être grossier, aéré, et sécher vite entre deux arrosages. Notre mélange orchidées est prêt à l’emploi, fait de gros éléments qui laissent passer l’air et l’eau et ne se tassent pas. Il existe en 1, 2 ou 5 litres : le 1 litre suffit pour une ou deux orchidées en pot de 12 cm.

Le bon pot

Un pot percé, de préférence transparent : vous verrez la couleur des racines, qui dit quand arroser, et les racines profitent de la lumière. Même taille ou à peine plus grand que l’ancien : l’orchidée aime être un peu serrée.

Pas à pas

  1. Préparez le substrat : rincez le mélange, faites-le tremper 10 à 15 minutes, puis égouttez.
  2. Sortez l’orchidée en pressant le pot, et retirez tout l’ancien substrat entre les racines.
  3. Triez les racines : vertes ou argentées et fermes, elles sont saines. Brunes et molles, creuses ou sèches comme du papier, coupez-les avec un sécateur propre.
  4. Rempotez : placez la plante au centre, le collet au niveau du bord, et glissez le mélange entre les racines en tapotant le pot, sans tasser. Les racines aériennes peuvent rester dehors.
  5. Attendez environ une semaine avant d’arroser : les petites blessures des racines cicatrisent.

Après le rempotage

  • Arrosez par trempage : plongez le pot 10 à 15 minutes dans l’eau, puis laissez bien égoutter. Jamais d’eau qui stagne dans le cache-pot.
  • Arrosez quand les racines redeviennent argentées, pas à date fixe.
  • Jamais d’eau dans le cœur de la plante, entre les feuilles : il pourrirait.
  • Lumière vive, sans soleil direct : près d’une fenêtre à l’est ou à l’ouest, derrière un voilage.

Questions fréquentes

Peut-on utiliser un terreau classique ?
Non : il étouffe les racines, qui pourrissent en quelques semaines.

Mon orchidée ne refleurit pas, que faire ?
Le plus souvent, elle manque de lumière, ou d’une petite baisse de température la nuit en automne. Un apport léger pendant la croissance l’aide aussi.

Vous rempotez les orchidées ?
Oui, à l’atelier : voir notre rempotage à l’atelier.

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Boutures et semis : pourquoi la perlite et la vermiculite font la différence

Une bouture n’a pas encore de racines : elle doit en faire, dans un milieu humide mais aéré. Trop d’eau, elle pourrit. Trop sec, elle se dessèche. Un semis, lui, a besoin d’une terre fine et légère, qui ne forme pas de croûte. Dans les deux cas, deux minéraux font la différence : la perlite et la vermiculite.

Deux minéraux, deux rôles

  • La perlite : de petits grains blancs, très légers. Elle crée de l’air dans le substrat et laisse l’eau s’écouler. Elle empêche la pourriture.
  • La vermiculite : des paillettes dorées qui absorbent l’eau comme une éponge et la rendent peu à peu. Elle garde l’humidité dont les jeunes racines ont besoin.

Réunies, elles donnent l’équilibre recherché : ni sec ni détrempé. C’est ce que propose notre mélange perlite et vermiculite, prêt à mélanger, en 1, 2 ou 5 litres. Pour les comparer aux autres ingrédients, voir perlite, vermiculite, pouzzolane, chips de coco.

Les bons mélanges

  • Semis : moitié mélange perlite et vermiculite, moitié terreau fin.
  • Boutures de tige : le mélange seul, bien humide, ou moitié avec du terreau.
  • Rempotage des plantes d’intérieur : environ un volume de mélange pour trois à quatre volumes de terreau, pour l’alléger. Notre Terreau Signature en contient déjà.

Bouturer un Pothos, un Monstera ou un Philodendron

  1. Coupez une tige avec au moins un nœud, cette petite bosse d’où partent la feuille et les racines aériennes, et une ou deux feuilles. Coupez juste sous le nœud, avec un outil propre.
  2. Retirez la feuille du bas si elle doit être enterrée.
  3. Remplissez un petit pot percé de mélange humidifié, et enfoncez la tige pour que le nœud soit enterré.
  4. Couvrez d’un sac transparent ou d’une bouteille coupée, pour garder l’humidité, en aérant chaque jour.
  5. Placez en lumière vive, sans soleil direct, au chaud.
  6. Gardez le mélange humide, jamais détrempé. Les racines apparaissent en deux à six semaines : une légère résistance quand on tire doucement en est le signe.

Et les semis ?

Semez en surface ou à peine couverts d’une fine couche de vermiculite, qui garde l’humidité sans croûte et laisse passer la lumière dont certaines graines ont besoin pour germer. Arrosez par vaporisation, avec un vaporisateur à brume fine, pour ne pas déplacer les graines.

Questions fréquentes

Bouture dans l’eau ou dans un substrat ?
L’eau marche bien pour le Pothos ou le Philodendron, mais les racines faites dans l’eau s’adaptent ensuite moins bien à la terre. Dans le mélange, la bouture fait d’emblée des racines de terre.

Quand nourrir une bouture ?
Pas avant qu’elle ait des racines et de nouvelles feuilles. Ensuite, un apport léger de notre engrais racinaire au thé de compost, à la dose habituelle.

Et pour les cactus ?
La vermiculite garde trop d’eau pour eux : voir le substrat des cactus.

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Cochenilles : les reconnaître et s’en débarrasser

Les cochenilles sont de petits insectes piqueurs qui se fixent sur les plantes et en aspirent la sève. Elles sont fréquentes au Maroc, sur les plantes d’intérieur comme dans les jardins, et appréciées par la chaleur et l’air sec. Elles ne tuent pas une plante en quelques jours, mais l’affaiblissent peu à peu. La bonne nouvelle : avec de la régularité, on s’en débarrasse sans produit chimique.

Les reconnaître

Les cochenilles farineuses

Ce sont de petits amas blancs et cotonneux, comme de la farine ou de la ouate, logés à l’aisselle des feuilles, sous les feuilles, le long des nervures, et parfois sur les racines. On les trouve souvent sur les Monstera, les Ficus, les plantes grasses et les cactus.

Les cochenilles à bouclier

Ce sont de petites coques brunes, beiges ou grises, plates ou bombées, collées aux tiges et sous les feuilles. On les prend souvent pour une partie de la plante. Grattez avec l’ongle : si la coque se détache, c’est une cochenille.

Les signes qui ne trompent pas

  • Des feuilles et un sol collants : c’est le miellat, le sucre rejeté par les cochenilles.
  • Une poussière noire sur les feuilles : la fumagine, un champignon qui se développe sur le miellat.
  • Des feuilles qui jaunissent et une plante qui ne pousse plus.

S’en débarrasser, étape par étape

  1. Isolez la plante : les cochenilles passent facilement d’une plante à l’autre.
  2. Retirez-les à la main : un coton-tige imbibé d’eau savonneuse ou d’alcool à 70° pour les farineuses, l’ongle ou une vieille brosse à dents pour les boucliers. Coupez les parties très infestées.
  3. Nettoyez le feuillage, dessus et dessous, avec des gants de nettoyage ou un chiffon humide, et rincez la plante sous la douche si sa taille le permet.
  4. Pulvérisez du savon noir, prêt à l’emploi, sur toute la plante, en insistant sous les feuilles et à l’aisselle des tiges. Le savon agit par contact : il faut toucher les insectes.
  5. Recommencez tous les cinq à sept jours pendant au moins un mois : les œufs, protégés, éclosent en plusieurs fois.

Les éviter

  • Inspectez toute nouvelle plante avant de la mettre avec les autres.
  • Dépoussiérez régulièrement les feuilles : vous verrez les premières cochenilles tôt.
  • Évitez l’excès d’engrais azoté, qui donne des pousses tendres qu’elles adorent.

Questions fréquentes

Les cochenilles sont-elles dangereuses pour l’homme ou les animaux ?
Non, elles ne s’attaquent qu’aux plantes.

Faut-il jeter la plante ?
Rarement. Seule une plante très envahie, déjà affaiblie, ne vaut parfois plus le combat. Dans le doute, demandez-nous.

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Thrips : reconnaître les traces argentées et agir

Les thrips sont de minuscules insectes allongés, de un à deux millimètres, très fréquents dans les cultures marocaines et qui s’invitent volontiers dans nos intérieurs. Ils râpent la surface des feuilles pour en aspirer le contenu. Discrets et rapides, ils se cachent sous les feuilles et dans les jeunes pousses ; on remarque souvent leurs dégâts avant de les voir.

Les reconnaître

  • Des plages argentées ou décolorées sur les feuilles, comme si la surface avait été grattée.
  • De petits points noirs brillants au milieu de ces taches : ce sont leurs déjections.
  • Des jeunes feuilles déformées ou tachées dès leur sortie.
  • Les insectes eux-mêmes : secouez une feuille au-dessus d’une feuille de papier blanc, vous verrez de petits bâtonnets clairs ou sombres bouger.

Les Monstera, les Philodendron, les Anthurium, les Ficus et les plantes fleuries sont parmi leurs cibles préférées.

S’en débarrasser

  1. Isolez la plante : les thrips volent et sautent d’une plante à l’autre.
  2. Douchez le feuillage, dessus et surtout dessous, pour faire tomber un maximum d’insectes. Couvrez la terre pour ne pas les y faire tomber.
  3. Pulvérisez du savon noir, prêt à l’emploi, sur toute la plante, en insistant sous les feuilles et dans le cœur des jeunes pousses.
  4. Répétez tous les quatre à cinq jours pendant trois à quatre semaines : leurs larves se cachent, et une partie du cycle se passe dans la terre.
  5. Grattez et renouvelez la surface de la terre sur un ou deux centimètres, là où se cachent les nymphes.

Des pièges collants bleus ou jaunes, piqués dans le pot, permettent de suivre l’infestation et de savoir quand elle est terminée.

Les éviter

  • Les thrips aiment l’air chaud et sec : brumiser autour des plantes avec un vaporisateur à brume fine les gêne.
  • Inspectez les plantes nouvelles et les bouquets de fleurs coupées, qui les apportent souvent dans la maison.
  • Nettoyez régulièrement le feuillage : vous verrez les premières traces argentées tôt.

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